Tribune de Genève

Genève Volley fait avec les moyens du bord

VolleyballBattue 3-0 du côté de Cheseaux, la formation de Ludovic Gruel paie ses blessées.

Syria Gonzalez, Claudia Ndedele et Lauren Page n’ont pu contrer Cheseaux.

Syria Gonzalez, Claudia Ndedele et Lauren Page n’ont pu contrer Cheseaux.

Image: JEAN-PAUL GUINNARD Gérard Bucher

Les mauvaises langues diront que le staff de Genève Volley devrait éviter de se balader avec un sac estampillé Ligue Nationale B, reliquat de la saison écoulée. Cela fait mauvais genre. Genève Volley a toutefois d’autres soucis en ce moment, bien plus dommageables.

Privé de trois de ses Américaines (Lindsey Calvin, Caitlin De Witt, Liesl Engelbrecht), le groupe mis à disposition de Ludovic Gruel ne pouvait pas rivaliser avec des Vaudoises très décidées. D’autant plus qu’il a fallu déplacer Lauren Page à l’oppo, par la force des choses, alors que l’Américaine évolue habituellement au centre. Cela n’a pas empêché cette dernière d’inscrire 12 points et de se faire plutôt remarquer. À se demander si la joueuse originaire de l’Oregon ne devrait pas changer de poste. N’a-t-elle pas été élue MVP de son équipe face à Cheseaux? À voir donc.

Cela dit, si les volleyeuses de Châtelaine ont coulé à pic à chaque début de set (6-2, 9-1, 6-2), ce n’est pas par hasard. Le brassage continuel que subit l’équipe est difficile à contenir. «On vit des moments difficiles avec nos absences, avoue Ludovic Gruel à tête reposée. Chaque semaine, on commence avec de nouvelles positions. Comme vous avez pu le remarquer, notre topscoreuse a joué à l’aile. Jeudi, Lauren s’est entraînée à ce poste 15 minutes. Et c’était parti. De toute façon, on n’avait pas le choix. Il n’y a pas grand-chose à dire sur ce match, si ce n’est qu’on aurait pu mieux faire dans tous les domaines. On a fait avec les moyens du bord.»

Situation décourageante

Genève Volley n’a ainsi toujours pas récupéré Liesl Engelbrecht, sa centrale. À deux jours du début de la saison, on lui a cassé le petit doigt à l’entraînement. Elle n’a d’ailleurs toujours pas signé sa licence. Pour l’instant, elle est dans le staff.

Ludovic Gruel ne cache pas que la situation est quelque peu décourageante. «On ne peut pas demander aux joueuses de ne pas se blesser, ajoute-t-il. Ça peut expliquer nos débuts de matches hésitants. Dernier épisode en date: on a eu le résultat de l’échographie de Lindsey Calvin, notre oppo américaine, vendredi matin à 7 heures. Une blessure de dernière minute qui ne se résout pas d’un claquement de doigts. La saison passée, une fille a raté deux matches. Là, on a déjà largement dépassé la mesure. On a aussi des joueuses qui travaillent le samedi. Je ne me plains pas. Tout ce qui compte pour moi, ce sont les filles que j’ai à disposition sur le terrain.»

De retour des États-Unis (State College of Florida), Ewine Guscetti garde le sourire. «On aurait pu mieux commencer les sets, admet aisément la passeuse aux mains d’or de 20 ans. Je préfère retenir que nous n’avons jamais lâché l’affaire et que nous sommes chaque fois revenues dans le match. On a vu qu’on pouvait jouer à un excellent niveau par moments. C’est positif.»

À l’aile, Anna Marie Church (10 points) s’est battue comme une lionne. On a de la peine à croire que l’Américaine de 26 ans (170 cm) a évolué jusque-là au poste de libéro. Un pari audacieux, qu’elle est en train de remporter. Une belle découverte en tous les cas.

Créé: 10.11.2019, 15h44

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