Me 18.11.20 Guin – Cheseaux

photos de Marc Raeber

Mercredi Cheseaux se rendra à Guin 20h00 (match prévu dans un 1er temps le 25.10.20)

le match sera retransmis par Rega TV, rdv sur https://www.volleyduedingen.ch/

Inès Granvorka de retour au bercail

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Inès Granvorka n’a jamais pu dire au revoir à tout le monde au Leimacker. Charles Ellena-archives

Dix ans après son départ de Cheseaux, l’ex-capitaine des Power Cats a retrouvé le club de ses débuts

PATRICK BIOLLEYPUBLICITÉ

Volleyball » Elle était partie en catimini. A la fin d’une saison terminée abruptement par la pandémie l’hiver dernier, Inès Granvorka, alors capitaine des Power Cats, avait décidé de retourner à ses racines. Après presque dix ans passés à Zurich puis à Guin, la Vaudoise avait des envies de chez elle, de retrouver la région lémanique où elle avait grandi. Elle a donc quitté la Singine pour se réinstaller au domicile familial, à Morges, et jouer pour son premier club professionnel: Cheseaux, qui rend visite à Guin ce soir (20 h). «Du moment que je terminais mon bachelor (en sciences sociales, ndlr) à Fribourg, je désirais me rapprocher de ma famille, explique l’ailière qui a passé presque cinq ans en Singine. C’était le bon moment pour changer. Je n’avais aucune obligation professionnelle à Fribourg et je cherchais un stage dans une fédération ou un club. J’étais donc naturellement plus tournée vers la région lausannoise.»

Il y avait aussi cette concurrence qui s’intensifiait au Leimacker. L’arrivée d’Elena Steinemann à l’été 2019 avait d’ailleurs poussé l’ex-internationale sur le banc. «J’aurais aimé qu’on ait la possibilité de tourner à trois Suissesses sur les ailes avec Elena et Sarina (Wieland, ndlr), mais je savais qu’il y aurait une étrangère. La principale raison de mon départ était le besoin de retrouver mes proches, mais je n’avais pas non plus envie de passer mes dernières années de ligue A sur le banc», explique Inès Granvorka.

Retrouvailles en Singine

Malgré tout, l’ancienne capitaine ne garde que des bons souvenirs de sa période singinoise. Au moment de retrouver ses ex-coéquipières ce soir, elle ne parvient pas à choisir des moments précis. «Il y a eu mon arrivée en 2016. J’ai tout de suite été bien intégrée par Kristel (Marbach, ndlr) et Sabel (Moffett-Sabin), se souvient Inès Granvorka. De tout temps l’ambiance a été bonne, c’est ce que je retiens. J’ai aussi été super contente de jouer avec Méline (Pierret, ndlr), c’était aussi une magnifique rencontre.» Au niveau des déceptions, la Vaudoise évoque son départ, précipité par la pandémie et l’arrêt de la saison. Elle n’a jamais pu dire au revoir à tout le monde. «Nous ne pouvions pas nous retrouver autour d’un repas et les étrangères ont dû boucler leurs valises avant que les frontières ne ferment», souffle-t-elle.

Il n’y a cependant aucune appréhension au moment de retrouver la salle où elle avait ses habitudes il y a encore un an de cela. «Plutôt du plaisir en fait, sourit Inès Granvorka. Je me réjouis de revoir les filles. Le fait qu’il n’y ait pas de public modère un peu les émotions pour ce retour.»

Surprendre les gros

A Cheseaux, elle n’a pas été trop dépaysée. Plusieurs personnes qu’Inès Granvorka avait connues en 2010 sont toujours là, et l’ambiance n’est pas tellement différente de celle du Leimacker. «L’état d’esprit est similaire. Il y a beaucoup de bénévoles et de gens qui s’investissent pour le club», détaille celle qui a aussi hésité à rejoindre Genève cet été. Cheseaux est également connu loin à la ronde pour ses supporters… bruyants. «La jeunesse qui vient avec les tambours? Elle rigole. Quand on est dans la peau de l’adversaire, c’est un peu déstabilisant. Quand on joue pour Cheseaux c’est plutôt accueillant.»

Assez pour renverser la hiérarchie et se hisser pour la première fois dans le top 4 du championnat depuis le retour du club vaudois en ligue A? Beaucoup d’observateurs évoquent le club vaudois comme un épouvantail pour les quatre meilleures formations du pays: Sm’Aesch, Schaffhouse, Neuchâtel et Guin. «Il n’y a pas de pression vu que nous sommes plus outsiders que favorites. L’idée est plus de faire des points contre les équipes de niveau plus faible, surprendre les gros et voir où cela peut nous mener, souligne Inès Granvorka. Nous pouvons compter sur un bon noyau de Suissesses et des étrangères de qualité.» La recette magique pour surprendre ses ex-coéquipières ce soir? «Guin est plus stable et a plus de percussion, nous en sommes pleinement conscientes. Je pense néanmoins que c’est possible d’embêter nos adversaires demain (ce soir, ndlr). Tout le monde est motivé et nous allons tout faire pour.»


huit jours sans sortir du lit

Les retrouvailles entre Inès Granvorka et ses ex-coéquipières de Guin étaient agendées au 25 octobre. Sauf que ce jour-là Cheseaux avait été mis en quarantaine quelques heures avant la rencontre. L’ancienne capitaine des Power Cats faisait partie des joueuses touchées. «Je me suis levée avec un gros mal de crâne et de la fièvre, se souvient-elle. J’étais aussi extrêmement fatiguée. Au final, j’ai passé huit jours sans sortir du lit.» D’une joueuse isolée le samedi lors de la victoire contre Lugano, ce sont trois joueuses qui sont tombées malades le jour du match contre Guin, puis sept touchées par le Covid-19 au total. «On a repris l’entraînement le mercredi; dix jours après, nous étions quelques-unes à encore bien souffrir», admet Inès Granvorka. Quatre jours plus tard, Cheseaux recevait Sm’Aesch le favori du championnat avec une défaite sèche 3-0 à la clé. «Quitte à sacrifier un match, autant que ce soit celui-là. Les rencontres importantes pour nous ce sont contre les adversaires directs, Genève (contre qui les Vaudoises ont gagné, ndlr), ou Val-de-Travers (dimanche). Même contre Guin, ce ne sera que du bonus.» PB

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