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Cheseaux s’est donné un peu plus d’air

VolleyballLes joueuses de Doris Stierli ont engrangé trois points précieux en vue des play-off, face à Genève

La passeuse Oriane Haemmerli (à dr.) et ses équipières ont produit un joli spectacle.

La passeuse Oriane Haemmerli (à dr.) et ses équipières ont produit un joli spectacle. Image: J.-P. GUINNARD

Cheseaux – Genève 3-0 Les sets: 25-21 25-21 25-19 Derrière-La-Ville. 480 spectateurs. Arbitres: MM. Enkerli et Hutmacher. Cheseaux: Oriane Hämmerli (passeuse); Van Roij (13 pts), Oseghale (11), Dancheva (15), Rightnowar (8), Lavanchy (8); Marine Hämmerli (libéro); Schnetzer, Trezzini, Bulliard, Simic. Genève: Guscetti (passeuse, 1 pt); Church (10), Ndebele (4), Page (12), Remy (2), Emini (6); Perroud (libéro); Berger (1), Gonzalez, Aveni.

Après avoir chipé un point à Lugano (défaite 3-2), puis en avoir ajouté trois autres face à Toggenburg (victoire 3-0), Cheseaux s’est donné de l’air au classement en prenant facilement le meilleur sur une formation genevoise décimée par les blessures. Avec sept points dans leur besace, les Gremaudes occupent un sixième rang plus en rapport avec leurs ambitions. Les sourires des joueuses de Cheseaux étaient particulièrement épanouis après le coup de sifflet final. Le sentiment du devoir accompli l’emportait sur tout le reste. «Nous avons disputé un excellent match, soulignera Doris Stierli à l’heure de l’analyse. Surtout au début de chaque set, où on a évolué dans l’euphorie. Ensuite, on s’est un peu arrêté de jouer et on s’est fait peur toutes seules. Sans autre conséquence toutefois.»

La vérité oblige à dire que les changements opérés par la technicienne du VBC Cheseaux ont mis à mal l’équilibre de sa formation. «Je n’ai pas introduit les remplaçantes juste pour les faire jouer, ajoutera Doris Stierli. On avait déjà perdu de notre superbe. Mais il est vrai que le niveau de l’équipe a baissé à chaque fois. En même temps, c’est peut-être grâce à cela que Nicole (ndlr: Rightnowar) est revenue dans le match. Grâce à cela aussi que notre réception s’est vue un temps soulagée par l’apparition de Ionna Trezzini. Je suis légèrement déçue de la manière, parce qu’il manquait trois étrangères de l’autre côté du filet. On a offert un joli spectacle dans l’ensemble et les trois points sont là. C’est ce que je préfère retenir.»

Des étrangères fragiles

Le fait est, tout de même, que les deux étrangères du VBC Cheseaux demeurent d’une fragilité cristalline. Plombée par une saison compliquée en Allemagne, Maria Dancheva, 24 ans, manque de confiance en soi. L’oppo bulgare a besoin de beaucoup de ballons pour donner le meilleur d’elle-même. Face à Genève Volley, la plus grande joueuse du championnat (1,95 m) a inscrit 15 points. Elle aurait pu gonfler ce total si la consigne n’avait pas été de servir au mieux Triphosa Oseghale (11 points) au centre.

À l’aile, Nicole Rightnowar peine à donner toute sa mesure. Aux États-Unis, elle était constamment dans la lumière. Ce n’est plus le cas. Quelque peu peureuse face au bloc adverse, elle s’enferme dans un jeu qui ne lui rend pas service. Elle aurait tout intérêt à chercher d’autres solutions pour franchir un palier. Elle reste toutefois une valeur sûre dans le groupe, qu’elle porte grâce à un tempérament de feu. Ses coéquipières le lui rendent bien. Mercredi dernier, la joueuse de Bedford (État de New York) vivait une journée difficile pour des raisons personnelles. Elle a été prise en charge par l’équipe et a pu passer une soirée dont elle se souviendra, malgré les circonstances.

Un dernier mot pour relever, une nouvelle fois, l’importance de Sarah Van Roij dans le jeu de Cheseaux. Quand l’équipe tangue un tant soit peu, c’est à elle qu’on remet les clés de la rencontre. Elle ne se dérobe jamais. Ses attaques aux trois mètres font de la joueuse de la Côte une très bonne… étrangère.

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